Lettre ouverte aux représentants du peuple français - Page 2 PDF Imprimer Envoyer
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Mardi, 01 Septembre 2009
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A.2 - Des expériences commerciales démontrent que le réseau P2P est un nouveau canal de diffusion puissant

Plusieurs expériences récentes ont montré que lorsque l'on propose un contenu gratuit, ou encore quand on laisse au consommateur la prérogative de fixer le prix d'un album de musique par exemple, le disque rencontre un franc succès et devient finalement aussi rentable (voire plus) qu'un disque soumis à une promotion "classique".

On citera par exemple Moby, actuellement l'un des musiciens les plus populaires au niveau mondial, dont la meilleure vente est le titre gratuit [3]. On pourra retenir également le groupe Radiohead, qui a laissé le soin à ses fans de choisir combien ils paieraient pour un de leurs albums, une initiative couronnée de succès.

Ces éléments viennent confirmer plusieurs hypothèses envisagées par certaines des études citées précédemment, selon lesquelles la diffusion « libre » de la culture comporte de nombreux avantages par rapport aux voies de promotion habituelles, et notamment une relation de proximité entre l'artiste et son public, relation qui exclut, il est vrai, les intermédiaires traditionnels que sont les maisons de disques.

A.3 - Une industrie culturelle qui n'a pas su s'adapter

Les principaux acteurs qui se plaignent actuellement sont les intermédiaires, à savoir les maisons de disques, vu que celles-ci, de fait, disparaissent dans l'échange "pair à pair".

En effet, toutes les études socioéconomiques montrent un changement économique structurel important qui entend marginaliser les intermédiaires au profit d'une relation plus directe entre créateurs et public.

La Loi HADOPI n'est donc pas faite, à priori, pour défendre les revenus des artistes ou la création mais pour défendre une industrie qui n'a pas su ou voulu s'adapter contre un bouleversement culturel devenu irréversible.

Les majors ont refusé, par exemple, pendant plus de 5 ans (2002-2007) de diffuser légalement leurs catalogues sur Internet, retardant ainsi la mise à disposition légale des œuvres sur le Net. Aujourd'hui encore, cette offre laisse à désirer, tant sur le plan de la diversité que sur celui de son intuitivité et de son coût pour le consommateur.

Les majors se plaignent du phénomène dit du « téléchargement illégal » mais celui-ci reste autrement plus simple, rapide, diversifié et sûr que l'offre légale actuelle... Ironie du sort, c'est le consommateur qui veut payer qui est pénalisé par les mécanismes de protection des DVD, CD ou MP3 légaux.

Pour reprendre une analogie d'un ancien de l'UMP (Nicolas Dupont-Aignan), on peut comparer le combat autour de la loi HADOPI à ce qui aurait pu être celui des moines copistes contre l'imprimerie. Certes, on aurait pu à l'époque défendre le monopole des moines copistes et interdire à Gutenberg de continuer à fabriquer son appareil... Mais imaginez-vous maintenant devoir passer par des moines copistes pour obtenir un livre ? Or, c'est bien ce que vos propres enfants pourraient demain vous reprocher en ce qui concerne le P2P.



 

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