Lettre ouverte de l'ARP Imprimer
Par Pierre Jolivet   
Mardi, 01 Décembre 2009

Lettre ouverte à Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication, Nadine Morano, Secrétaire d'Etat chargée de la Famille et de la Solidarité et Véronique Cayla, Présidente du CNC, au nom des Auteurs Réalisateurs Producteurs de l'association.

Mardi 24 novembre dernier, je représentais L'ARP au colloque de l'AFIDEO (Association Française pour l'Information et la Défense des sourds s'Exprimant Oralement) dont le thème était le sous-titrage des œuvres pour les sourds et les malentendants sur tous les supports de diffusion : salle de cinéma, télévision, DVD et VoD.

Depuis plusieurs années déjà, L'ARP s'est mobilisé sur ce sujet. En grande partie grâce à Michel Gomez et en collaboration avec les associations de sourds et malentendants, des solutions ont été préconisées, des barrières techniques sont tombées, des procédures ont été élaborées… pour rien !

Le nombre de films et DVD français sous-titrés est toujours aussi ridicule, constat honteux pour un pays de culture comme la France qui condamne plus de 2 millions de Français à la seule consommation de films américains. Sans oublier l'apport que pourraient représenter ces sous-titrages pour l'ensemble des handicapés de la francophonie. Je ne peux pas croire que cette situation perdure et je ne peux imaginer que vous ne soyez pas habités par l'envie de débloquer ce dossier qui n'a plus besoin que d'une volonté politique pour se conclure par le haut.

Ne pas le faire, ce serait laisser de côté des centaines de milliers de familles, parents et enfants, qui ont, comme nous tous, besoin du cinéma et de la fiction, pour se parler, pour échanger leurs visions du monde. Car vous savez à quel point un film peut être le point d'ancrage pour une réflexion trans-générationnelle.

C'est pourquoi nous nous permettons de vous interpeller sur ce sujet sensible en espérant que des solutions rapides seront mises en place pour que les sourds et malentendants français, qui sont des citoyens comme les autres, puissent « enfin » partager avec le reste de la nation et au sein de leur famille, la richesse de la cinématographie française.

Pierre Jolivet, Vice Président de l'ARP